LES IDEAUX DU F.P.I.

(Nos Idéaux)

Le FPI et les libertés démocratiques pour une indépendance totale de la Côte d’Ivoire.


LES IDÉAUX DU F.P.I.

(Nos Idéaux)

 


F.P.I. – Nos Idéaux


 

Une vision, le projet de société.

 

Si l’idée de « Projet de société » n’est pas inédite dans le vocabulaire politique ivoirien en 1990, c’est au FPI que revient le mérite d’en avoir fait un concept opérationnel en Côte d’Ivoire, depuis 1990.

Il s’agit, comme l’a écrit le Professeur Harris Memel-Fotê qui a dirigé les travaux de rédaction du Projet de société du FPI, de présenter « le profil de la société humaine dans laquelle un individu ou une collectivité rêve de vivre. » C’est une entreprise de conscience, un essai de maîtrise du destin collectif « qui fait participer l’image du futur à la construction du présent. »

En ce sens, le Projet de société est un projet de modernisation de l’action politique. Il indique, par écrit, les motivations de l’engagement et les rasons du combat. On se bat pour une société meilleure. Le projet de société donne une figure au futur.

La première implication c’est la dépersonnalisation de l’engagement politique. Celui qui s’engage dans le parti ne vient pas suivre une personnalité, fût-elle charismatique, fût-elle de la même ethnie ou de la même religion que lui. Il s’engage, en toute connaissance de cause, pour une cause, pour un idéal, précisément l’idéal décrit dans le Projet de société.

Le FPI présente cet idéal en trois temps. Dans un premier temps il dresse, dans la préface signée de Laurent Gbagbo lui-même, l’état du monde au moment où le parti décide de donner sa vision du monde : « Un monde plein à la fois de promesses et de menaces pour la vie et la liberté des peuples et des individus. »

Le monde dans lequel le FPI engage la bataille pour les droits démocratiques en 1990 est en effet héritier de deux guerres mondiales dont la dernière, celle de 1939-1945, s’est terminée sur le partage du monde en deux blocs : un bloc de l’Est, conduit par l’Union des Républiques Soviétiques, Socialistes (URSS) et un bloc occidental conduit par les Etats Unis d’Amérique.

Un an avant la proclamation du multipartisme en Côte d’Ivoire, le 20 novembre 1989, le mur de Berlin, symbole de la division du monde en deux, s’est écroulé. Le monde ancien disparaissait et un autre monde était en gestation. C’est une opportunité historique pour tous les enfants de la terre en quête de liberté, de contribuer à l’émergence d’un monde où ils pourraient vivre mieux. « Aussi, écrit Laurent Gbagbo, ces moments, où le destin semble hésiter à prendre forme, invitent-ils d’abord à la réflexion  avant d’engager à l’action, car nous avons un héritage à assumer, si nous voulons réellement incarner une nouvelle espérance. »

Le deuxième temps dans le projet de société est précisément celui de la réflexion sur les choix fondamentaux du FPI.

–         Le choix du socialisme démocratique contre « le libéralisme autoritaire de la Côte d’Ivoire sous le PDCI-RDA de Félix Houphouët-Boigny de 1960 à 1993 et contre « le socialisme autoritaire de la Guinée-Conakry sous le PDG-RDA de Amed Sékou Touré de 1958 à 1984 », deux systèmes politiques différents en apparence mais qui se rejoignent dans leur haine de la démocratie.

–         Le choix de l’économie sociale de marché, contre l’économie dirigée. « Dans l’économie sociale de marché, la richesse à créer, selon l’esprit d’équité dans toutes les régions du territoire national, deviendra, en vertu du même esprit, un moyen permanent de lutte contre la pauvreté des classes sociales défavorisées et un  moyen permanent de promotion de la qualité de la vie pour tout le peuple. »

–         Le choix de construire une société libre. C’est-à-dire, en premier lieu une « société libérée. Car, la société ivoirienne … n’a pas encore acquis sa réelle indépendance. » Mais il s’agit aussi d’une société libératrice : les luttes des citoyens doivent libérer l’Etat de ses servitudes partisanes telles que le tribalisme, le régionalisme et autres chauvinismes. Enfin une société de libertés, c’est-à-dire une société capable de promouvoir les droits de l’homme voire d’en inventer de nouveaux en fonction de l’évolution de la culture.

Ces choix fondamentaux tracent l’horizon de la lutte démocratique. Ils forment la trame des différents « programmes de gouvernement » que le FPI a publiés entre 1987, date de parution du premier Programme, sous le titre de Propositions pour gouverner la Côte d’Ivoire, et 2000 avec la publication de Gouverner autrement,  le programme qui a servi de base à la campagne électorale victorieuse de 2000.

Ainsi, du point de vue de la méthode, de l’organisation et de la vision, le FPI a fait preuve d’une cohérence dans son approche démocratique des questions du pouvoir et du développement dont très peu de partis ou de mouvements d’action politique ont été capables en Afrique.

Cette vision démocratique du FPI est-elle en adéquation avec les réalités culturelles, sociales, économiques, voire politiques du peuple de Côte d’Ivoire ? C’est à cette question qu’une observation des actions menées et des événements survenus ces dernières années, permet de réfléchir. Je choisis de rassembler les quelques remarques que je voudrais faire à ce sujet, autour du concept de développement, dans le sens « générique » que le Projet de société du FPI donne à ce terme de développement.

 

 

 


Historique du F.P.I.


Historique

      1 . Objectifs

      2 . Introduction

       3. 1ère Partie (Historique)

      4 . 2ème Partie (Historique)